Archives de Catégorie: Energie – Energy

Le sang du Nigeria ou l’enfer du pétrole

L’excellent reportage sur l’exploitation du pétrole au Nigeria et les horreurs humaines et environnementales que cela engendre, mérite d’être vu…Pour celles et ceux qui penseraient encore que les énergies fossiles apportent richesses et développement…bien au contraire, c’est la fameuse ‘malédiction du pétrole’ avec des situations humaines dramatiques et un environnement totalement dévasté…

Et nos voitures roulent, roulent, roulent…

Qui est responsable? Nous consommateurs finals, les sociétés pétrolières comme Shell, Total etc,, le gouvernement Nigérien?

Thalassa du 13/05/2011 – Les émissions – Thalassa – France3.

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‘Peak oil’ was in 2006: it’s official

It went more or less unnoticed (probably because this news would have been too ‘explosive’ to be mainstreamed) but recently the chief economist of the International Energy Agency, Fatih Birol, said that peak oil production was actually reached in 2006

At a conference on ‘Peak Oil’ in the European Parliament, the European Commission acknowledged that this will have dramatic consequences on the transport sector and that a shift out of oil is absolutely necessary…

Du coût réel du nucléaire…

En France EDF aurait demandé à l’Etat d’augmenter le prix de l’électricité de 30% en 5 ans. La raison principale de cette nouvelle hausse est liée à la nécessité d’investir dans le parc nucléaire vieillissant, les chantiers du futur EPR et les centres de stockage de déchets qui coûtent bien plus cher que prévu.

Cela remet enfin sur la table la question cruciale du « vrai » coût de l’électricité, donc du nucléaire en France. L’argument implacable pour justifier le nucléaire, même après Fukushima, est toujours celui du très faible coût du kWh nucléaire…Du coup face à cet avantage économique aucun autre choix ne serait justifié.

Mais qu’en est-il réellement du coût du nucléaire? Le kWh payé par le consommateur sur sa facture d’électricité reflète-t-il réellement le coût total de production ou bien certains des coûts sont-ils cachés et donc payés par le contribuable via d’autres impôts.

Une recherche sur le web fournit beaucoup d’éléments trop souvent « oubliés » dans les discussions et qui démontrent tous que le « vrai » coût du nucléaire est largement supérieur à celui qui est affiché…mensonge d’Etat qui fait passer la France à côté du boom et des opportunités des renouvelables…

Un communiqué du ‘Green Cross International’ ne dit pas autre chose « The bottom line on the economics of nuclear power is that it simply does not add up. That is why private investment is wisely focusing on better alternatives »: économiquement le nucléaire n’a aucun sens et les investisseurs privés préfèrent d’autres solutions…

Le coût total du nucléaire devrait refléter : recherche et développement, extraction et importation de l’uranium, impacts sociaux et environnementaux de cette extraction, la gestion des déchets, la sécurité, les risques, le démantèlement, l’assurance…

Voici quelques liens vers des études ou élements sur ce sujet:

http://forums.france2.fr/france2/Environnement/vrai-prix-nucleaire-sujet_4094_1.htm

 « Le prix du kWh électrique est réglementé jusqu’en 2010, mais chacun sait que le prix ne correpond pas au vrai prix de revient. OR, l’Europe va mettre fin à ces prix bas, estimant qu’eDF bénéficie de subventions déguisées de l’Etat, ce qui a toujours été le cas. Les prix conventionnés d’eDF vont donc disparaître dans les années à venir et on paiera sur la facture ce qu’on payait avant sans le savoir par nos impôts. Et compte tenu du prix de plus en plus élevé des démantèlements (cas de Brennelis en Bretagne : coût annoncé en 1985, début du démantèlement 20 millions d’euros, rapport de la Cour des Comptes en 2005 : 482 millions d’euros. Vingt ans après le chantier inachevé affronte de graves difficultés), qui devront être intégrés dans les coûts de la filières, les tarifs vont exploser

 http://www.2000watts.org/index.php/energytrend/nucleaire/nucleaire-prix/581-quel-est-le-vrai-cout-de-lenergie-nucleaire.html

« EDF estime le coût complet du nucléaire français, de la construction au démantèlement des centrales, à 46 euros par mégawatheure (MWh). C’est 48% de plus que le prix actuellement payé par le consommateur (30,9 euros/MWh), tel qu’il a été évalué par la Commission de régulation de l’énergie.

Et le coût de l’électricité produite par le réacteur de nouvelle génération EPR de Flamanville (Manche) devrait s’élever à plus de 60 euros/MWh. »

 http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer&sousmenu=brochures&soussousmenu=aberration&page=comment

Le nucléaire est compétitif uniquement parce qu’il ne prend pas en compte son coût réel.

Le nucléaire a la réputation d’être peu coûteux. Mais c’est oublier de prendre en compte ses coûts cachés, qui sont payés par tous les Français, même s’ils ne figurent pas sur la facture d’électricité.
Prenons l’exemple du Commissariat à l’énergie atomique (CEA). Cet organisme de recherche a bénéficié de 308 milliards de francs de subventions publiques sur les 405 milliards de francs de budget civil cumulé pour la période 1946-1992 (1). Le programme nucléaire en est le principal bénéficiaire, puisqu’il monopolise plus de 90 % de ces budgets de recherche, contre 1 % à 2 % pour les énergies renouvelables (2).
Coûts inconnus. D’autre part, le coût du démantèlement a toujours été sous-évalué par les producteurs d’électricité. De même, le coût total de la gestion des déchets reste inconnu. Cela signifie que demain, nous et nos descendants continuerons à payer pour les conséquences de ces kWh nucléaires déjà consommés.
Amory Lovins est le fondateur du Rocky Mountain Institute (3), un organisme américain de recherche et de conseil en énergie. Il estime que le coût prohibitif du nucléaire justifie à lui seul qu’on se passe de cette énergie : « L’énergie nucléaire s’est révélée beaucoup plus coûteuse que prévue ; bien plus coûteuse en réalité que tous les autres modes de production d’électricité. Les gouvernements feraient mieux de respecter la loi du marché au lieu d’avantager cette technologie aux frais du contribuable. » Selon lui, G. Bush n’obtiendra pas le soutien des financiers pour relancer le nucléaire aux états-Unis, dans la mesure où cette industrie a déjà prouvé qu’elle n’était pas rentable.

(1) « CEA, un demi-siècle de pouvoir nucléaire », Bruno Barrillot, Damoclès, CDRPC, Lyon.
(2) OCDE/Ademe, Energy policy in country.
(3) RMI : http://www.rmi.org

 http://www.ieer.org/ensec/no-40/no40frnc/costs.html

La seule centrale nucléaire actuellement en cours de construction dans un pays occidental et dont les travaux sont bien avancés est un réacteur européen à eau pressurisée (EPR). Il s’agit de l’EPR finlandais construit par AREVA, la société française de fabrication de réacteurs et de retraitement. Au départ, le coût du réacteur, dont la puissance nominale est de 1 600 mégawatts, était estimé à 3 milliards d’euros. Aujourd’hui il atteint 4,5 milliards d’euros. Au taux de change actuel, cette somme correspond à environ 4 000 $ par kW, c’est-à-dire dans le haut de la fourchette des estimations de coûts d’investissements du rapport du Keystone Center. En outre, le réacteur n’est pas encore terminé. Jusqu’ici, il affiche un retard de deux ans.5

Il est à remarquer qu’AREVA a conclu un contrat clé en main avec la Finlande, acceptant d’absorber tous les coûts excédant 3,2 milliards d’euros.6 Dans la mesure où la société appartient à hauteur de 85 % environ au gouvernement français, ce sont les contribuables français qui paieront l’essentiel de la facture correspondant au dépassement

http://www.votresante.org/news.php?dateedit=1285082864&page=0

Quelques études intéressantes en langue anglaise:

« L’economie du nucléaire »

 

Peak oil…

Summer holidays are over in the northern part of our world…While some had nice times to recover and pile up ‘resources’, it seems the issue of ‘peak oil’ is taken more and more seriously here and there…Secret official talks about the issue in the UK as well as a ‘secret’ or ‘not official’ report by a think tank of the German army (read here in German and here in French) show that this subject really matters and eventually deserves open debates, research and discussions on possible strategies and way forward. Sure that it is politically difficult to open such debates but it is probably much less of a risk than to wait and hope for the best and leave our societies totally unprepared if a major choc will occur sooner or later.

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Les ressources du ‘Grand Nord’

C’est l’histoire d’une société « droguée » à la surconsommation maladive de ressources…Où un désastre (la disparition programmée de l’Artique à cause de notre addiction aux ressources fossiles) est finalement perçu comme un miracle: le gavage peut continuer…Grâce à deux siècles d’usage sans limites d’énergie fossiles, on aura réussi à faire disparaître la glace de l’Arctique et ainsi se donner accès à de probables nouvelles ressources…qui aggraveront encore les changements climatiques…après nous le déluge, en attendant que la fête continu!  Le nouvel intérêt de la Chine pour cette région du monde est sans équivoque…En une époque de raretés des ressources, il faudrait un vrai miracle cette fois-ci pour que les gouvernants des principales nations de cette Terre arrive à se mettre d’accord sur un Traité international instituant un moratoire sur l’exploitation des ressources de l’Arctique. D’ailleurs il n’en est que rarement question, même si la récente résolution du Parlement Européen va dans ce sens. Les intérêts commerciaux et géo-stratégiques risquent fort de l’emporter in fine à moins d’une mobilisation internationale sans précédent mais défendre un bout de glace avec quelques ours blancs c’est bien peu sexy en nos temps d’hyper media marketing…Ouvrir l’Arctique à l’exploitation des ressources naturelles c’est donner un dernier shoot à un malade en piteux état…en tous cas c’est fortement décourager le développement des énergies propres et renouvelables (nucléaire non compris bien entendu) et aussi d’une société sobre en utilisation de ressources

Comprendre l’Energie

Pour qui souhaite « prendre de la hauteur et du recul » sur les questions cruciales de l’Energie, je recommande la lecture de l’ouvrage ci-dessous qui même s’il date de 1986 n’a rien perdu de sa justesse. Pour comprendre les enjeux d’aujourd’hui il est quelque fois fort utile d’analyser le passé. Dans les 250 premières pages l’ouvrage présente une série d’études historiques, le reste étant consacré aux servitudes du nucléaire. La description des systèmes énergétiques de l’Egypte Eancienne, de Rome, de la Chine ou de l’Europe médiévale apporte un éclairage très intéressant sur notre société actuelle et son rapport à l’énergie.

Debeir Jean-Claude, Deléage Jean-Paul, Hémery Daniel, Les servitudes de la puissance. Une histoire de l’énergie, Paris Flammarion 1986

La bataille pour les ressources fossiles

Dans la grande bagarre, encore relativement pacifique, pour les ressources naturelles stratégiques (à commencer par les ressources en énergies fossiles) la Chine s’active de plus en plus. Les moyens financiers dont elle dispose (réserve de devises) lui procurent une force de frappe indéniable et au moins égale à celle de nombreux pays développés…La géopolitique mondiale va s’articuler de manière enore bien plus forte autour de cette question cruciale de l’accès aux/ et de la protection des ressources naturelles stratégiques. Ces ressources étant les mêmes pour tous les pays: énergies fossiles dans un premier temps mais rapidement aussi terres arables, minerais de fer, cuivre, nickel et autres métaux et l’eau dans certaines régions….