Archives de Catégorie: Population

10 billions in 2100?

A recent report by the UN, provides some new projections on the possible world population at the end of this century and underlines that the population might well reach 10 billions.

This analysis is based on the ‘fertility’ and ‘life expectancy’ factors, so obviously life on earth being impacted by many other features such as the availability of food, water or energy as well as our ‘global’ protection against dangerous diseases, it provides one estimate based more or less on a ‘business as usual’ scenario for those other characteristics… « given the advances made in reducing the spread of the disease and the expansion of antiretroviral treatment, the projections assume a continued decline in mortality rates from HIV/AIDS as well as from other major causes of death »

Therefore this projection needs to be taken with caution as those ‘other characteristics’ of human’s life on earth might well also influence the population level in other directions…

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Etat de la population 2009 / State of world population 2009

(english below)

Le rapport 2009 du FNUAP (Fonds des Nations Unis sur la population) a été publié le 18 novembre dernier. Il s’intitule « Face à un monde qui change: les femmes, la population et le climat« . Il place les femmes au centre des tentatives visant à affronter les changements climatiques et maintient que les politiques, les programmes et les initiatives diverses auront plus de chances d’atténuer les pires effets de ces changements s’ils prennent en compte les droits et les besoins des femmes.

Selon le rapport, l’émancipation des femmes et des filles, notamment par des investissements dans la santé et l’éducation, contribue à stimuler le développement économique et à réduire la pauvreté, ce qui permet de mieux faire face aux conséquences des changements climatiques. Les filles plus éduquées auront davantage tendance, une fois adultes, à fonder des familles de petite taille et en bonne santé.

Mme. Obaid, Directrice exécutive de l’UNFPA, a délcaré que « les femmes pauvres des pays pauvres sont les plus durement touchées par les changements climatiques, alors qu’elles y contribuent le moins ». 

 

The 2009 state of the World Population Report of the united Nations Population Fund (UNFPA) was launched on 18 November in Accra, Ghana. It’s title « Facing a Changing World: Women, population and climate » underlines one of the key aspect almost always forgotten when it’sa bout climate change: the crucial role of women.

The report says that technology alone can not solve global climate change and there is a need to focus on role people play by population growth, consumption and greenhouse gas emissions. « As we approach the brink of disaster, our future as humanity depends on unleashing the full potential of all human beings and the full capacity of women, to bring about change, » it writes.    

The report also calls for people-centred solutions alongside technology in the debates and solutions to climate change, stressing that, women should be an integral part of any agreement that emerges from next month’s climate conference to be held in Copenhagen.

Ms Thoraya Obaid, UNFPA Executive Director, urged countries to invest in women by ensuring alternatives to wood and imported fuel, clean water supplies, better roads and mobile phones as well as providing girls with education and health care.

« Démographie verte »?

Le Monde a publié aujourd’hui 2 points de vue sur la question démographique. L’un qui est  intitulé « démographie verte » par S. Madaule, maître de conférences à Science-Po Paris et l’autre une interview du députée des Verts, Yves Cochet.

Les commentaires simplistes mentionnent immanquablement le ‘retour de Malthus’ alors que le monde et l’état des connaissance a bien évolué depuis Malthus…En ce sens S. Madaule souligne à juste titre que la question central n’est pas tant la croissance démographique des pays du Sud que la diffusion à toute la planète de notre modèle d’hyperconsommation. Il met également bien en avant le coeur de possibles solutions, soit une limitation rapide et forte de notre consommation au Nord, soit une limitation des naissances et une réduction de la population tant au Nord qu’au Sud. Il ne mentionne pas le fait qu’il est possible que la première solution puisse ne pas être suffisante et qu’il faille de toute manière s’engager indirectement dans une limitation des naissances.

Je partage également la vision qui me semble assez réaliste et non pas pessimiste d’Yves Cochet quand il dit que « dans vingt ou trente ans, ou même dans cinquante ou cent ans, jamais la Chine ou l’Inde ou le Brésil ou l’Afrique du Sud ne vivront comme nous vivons actuellement. Pas parce qu’ils ne le désirent pas, mais parce qu’il n’y a pas assez d’énergie et de matières premières pour qu’ils le fassent. Donc en 2050, ce n’est pas l’Inde ou la Chine qui auront rejoint notre niveau de vie, ce sont les pays de l’OCDE qui auront rejoint celui de la Chine ou de l’Inde ». Il aurait dû préciser que « niveau de vie » ne sera alors (dans 20, 30 ou 50 ans) plus du tout compris de la même manière qu’aujourd’hui c’est-à-dire uniquement lié au bien être matériel des humains et par conséquent dire que l’Europe aura le même niveau de vie que la Chine dans 30 ans ne signifie pas que nous vivrons moins bien mais seulement différemment qu’aujourd’hui et peut-être même mieux mais dans un système de valeur et de rapport au temps et à l’espace qui aura fortement évolué;

 

Sommes nous trop nombreux?

Un article paru dans Le Monde 2 en début d’année sur la question « Sommes-nous trop nombreux? » mérite le détour, surtout pour la bibliographie si vous désirez en savoir plus…

A lire ici

« La question de la population »…

La question environnementale a largement gagné toutes les sphères du débat, en particulier grâce au problème du changement climatique. Que ce soit en politique, dans le monde économique, de la recherche ou dans la société civile, de plus en plus de personnes sur cette Terre reconnaisse que nous avons un ‘problème, en gros que le ‘business as usual’ n’est plus possible et qu’il faut changer de direction.

La sacro-sainte « croissance » est de plus en plus souvent remis en cause et la réalité physique de notre terre nous prouvera probablement dans les 2 prochaines décennies qu’une croissance sans fin est illusoire.

A la lumière de tous ces faits (pollutions, limitation des ressources naturelles, changement climatique, dégradation globale de la nature …) un discours et une réflexion que je trouve extrêmement dangereuse est en train de gagner du terrain, en particulier au Royaume-Uni et on comprendra vite pourquoi: c’est d’ouvrir ou de poser la « question de la population » d’une certaine manière. En effet, quoi de plus simple, pensent certains, que d’attaquer notre problème économique et environnemental par celui qui le crée, l’homme.

Si nous consommons trop, détruisons trop de nature, polluons trop etc…pourquoi ne pas simplement limiter voire réduire la population mondiale alors que les projections estiment que nous serons peut-être autour de 9 à 10 milliards sur Terre. Les Chinois ont d’ailleurs parfois déjà utilisé cet argument pour donner après-coup un tour ‘vert’ à leur politique de limitation des naissances: tous les Chinois non-nés ont permis de significativement réduire les émissions de GES de la Chine entend-on dire…

Voilà le débat qui est très sérieusement ouvert au Royaume-Uni et porté par de hautes personnalités en de très hauts lieux…J’ai eu personnellement le droit (mais je m’en serai bien passé…) de voir des députés européens britanniques ouvrir la boîte de Pandore lors de grandes conférences sur l’environnement.

Et effectivement à visiter le site de ‘l’Optimum Population trust’  (qui se définit comme un ‘green think tank’…) l’on se rend compte que la question semble déjà largement dépoussiérée outre-manche. On est heureux d’apprendre que le sexe est la principale cause de la croissance de la population mais plus dubitatif d’apprendre que leurs réflexions sont bien avancées et qu’ils organisent des conférences avec des experts d’institutions prestigieuses comme la London School of Economics. En tous cas ils définissent l’optimum de la population soutenable à environ 5 milliards d’humain…Malthus a de beaux successeurs!

Ce qui est extrêmement dangereux dans cette question c’est qu’il en sera forcément fait mauvais usage et qu’il y aura bien un fou d’extrême-droite quelque part pour décider que l’optimum de population est à tel niveau et surtout de décider qui est de trop…

Ce qui est encore plus nauséabond c’est que comme par hasard ceux qui ouvrent cette boîte de Pandore sont parmis les personnes les plus riches et les plus consommateurs et pollueurs du monde…On a un peu l’impression que ce sont les biens portants qui ont peur pour leur niveau de vie, ne veulent pas faire d’autres changements fondamentaux et mettent donc sur la table de fausses questions…C’est sûr que si je veux continuer à rouler en 4×4 il vaut mieux que l’on ne soit pas trop nombreux car ça ne sera pas possible pour tout le monde…

Je n’ai pas eu écho encore pour l’instant d’autres pays ou régions du monde ou ce débat a été ouvert (le cas de la Chine relève d’un autre domaine).

Car se poser la question, c’est inévitablement devoir chercher à y répondre et l’OPT annonce qu’ils sont absolument contre toute politique de coercision au niveau planning familial. D’où mes questions à la leur: si nous sommes trop nombreux qui décidéra de l’optimum et sur quelles bases ? Qui devra contrôler ou réduire sa population et pourquoi tel pays et pas tel autre, comment définire les réductions de manière équitable? Est-ce qu’on sanctionnera les fautifs ? etc… Un débat réellement très difficile et probablement sans aucune issue sinon le chaos…

Au lieu de perdre notre temps dans des questionnements pour le moins douteux, il serait bon que toutes ces personnes mettent toute leur énergie pour s’attaquer au problème de fond de consommation matérielle de notre monde, du besoin de changement radical de style de vie, de refonte du capitalisme et surtout de redistribution mondiale des richesses pour que tous les enfants sur cette planète, en particulier les filles et les femmes, aient droit à l’éducation et à la formation, ce dernier point étant une solution clé de nombreux problèmes environnementaux et économiques.

Entre réduire au maximum son impact sur la nature par des changements radicaux dans notre style de vie et réduire la population pour préserver sans trop le changer un style de vie acquis, mon choix est fait…

La vigilance s’impose car cette question de la population n’est probablement qu’à ces début et j’espère que la sagesse l’emportera lorsqu’elle sera vraiment sur la table…