La thermodynamique: lois fondamentales…

On ne peut décemment comprendre le monde et vouloir s’attaquer à certains de ces problèmes (environnement, énergie, économie…) sans comprendre les principes de la thermodynamique et les conclusions qu’il faut en tirer: le chemin pris par notre civilisation est, dans la forme actuelle, sans issue, sinon celle de l’implosion.

Pour qui n’est pas physicien ou diplômé en génie mécanique les détails de la thermodynamique sont relativement complexe. Il est néanmoins fondamental d’en saisir les enjeux. La présentation ici (Université de Sherbrook, Québec, Canada) résume bien la problématique et les 2 principes de la thermodynamique:

–  On ne peut produire ni détruire de l’énergie. On ne peut que la convertir d’une forme à une autre;
–  A chaque fois qu’une forme d’énergie est convertie en une autre, sa qualité est dégradée et l’environnement écope.

Les conséquences de ces lois physiques sont expliqués dans ce résumé de 12 pages sur les 2 lois (Université de Sherbrook, Québec, Canada) dont voici les principaux points:

« Un des corollaires de la 2e loi de la thermodynamique est la mort inéluctable de tout système organisé »

« Une société est aussi un système hautement organisé et elle n’échappe pas non plus aux conséquences de la 2e loi de la thermodynamique. La chute de l’empire romain est un exemple instructif. »

 » Ne peut-on pas tirer des comparaisons entre la Rome antique et notre société moderne? Peut-être. À cette époque toutefois les gestionnaires ne connaissaient pas la 2e loi de la thermodynamique alors qu’aujourd’hui ils semblent l’ignorer. Une des caractéristiques de l’évolution technique propre à la 2e loi est son irréversibilité. Cette caractéristique résulte naturellement de la croissance de l’entropie ou, de façon équivalente, de l’épuisement progressif des ressources. Imaginons, pour un instant que la Terre soit une entreprise. D’une part se trouve le stock constitué de combustibles fossiles, de minerais, d’eau, d’air et de terres arabes. D’autre part, il y a un flux constitué uniquement d’énergie solaire à l’exclusion de toute matière. L’un est le capital et l’autre le revenu »

« Aucun économiste oserait donner à une entreprise industrielle ou commerciale le conseil de se contenter de manger son capital sans se soucier de se créer un revenu sous le prétexte que le capital de l’entreprise est grand au point d’être mal comptabilisé. Il aurait encore moins l’idée saugrenue de mesurer le progrès de l’entreprise au rythme croissant auquel elle dévore son capital. Cependant, il y a très peu d’économistes qui aient le courage de donner à l’entreprise Terre les mêmes conseils judicieux que ceux qu’ils prodiguent à toutes les autres entreprises.
La solution est pourtant incontournable (2e loi) : le fonctionnement de l’entreprise doit s’appuyer sur la consommation du flux plutôt que sur la dilapidation du stock. Il s’agit de n’utiliser, comme énergie, que le flux solaire incident. Le capital d’énergie, sous forme de charbon, de pétrole et de matériaux fossiles doit être réservé, en principe, à la construction d’installations destinées à compter le flux solaire. Et aussi, de n’utiliser les matières premières qu’avec la plus extrême parcimonie.

Un cours détailé sur la thermodynamique (Université de Strasbourg) permettra de se plonger dans toutes les explications.

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